Marie Joubert,


née à Paris en 1979, elle se forme d’abord à la philosophie à la Sorbonne, avant d’étudier la photographie à l’École des Gobelins, puis le paysage à Rouen. Elle vit aujourd’hui dans le Lot et travaille entre son atelier à Saint-Céré, Paris et ailleurs.

Son travail interroge les forces invisibles à l’œuvre dans le paysage : celles qui le traversent, l’habitent et le structurent, et qui, par extension, nous façonnent. Le paysage y est envisagé comme un milieu actif, un champ de relations et d’énergies. La rupture contemporaine du lien direct avec notre environnement a contribué à reléguer ces forces — galactiques, telluriques, organiques — au domaine de la science et de la raison, les soustrayant à l’expérience sensible. Son travail s’inscrit en réponse à cette perte, dans une démarche de re-liance.

Imprégnée par la pulsion de vie de la banlieue où elle a grandi, nourrie par des références aussi diverses que Thomas Struth, David Lynch, les peintres classique, l’art modeste ou l’iconographie des religions polythéistes, son œuvre, profondément animiste, invite les spectateur·rice·s à pressentir — avant toute formulation — la présence d’une réalité encore sans nom, située en-deçà ou au-delà du langage.

Born in Paris in 1979, she first studied philosophy at the Sorbonne, before training in photography at the École des Gobelins and later in landscape studies in Rouen. She now lives in the Lot region and works between her studio in Saint-Céré, Paris, and elsewhere.

Her work explores the invisible forces at play within the landscape—those that traverse it, inhabit it, and structure it, and which, by extension, shape us as well. Landscape is conceived as an active milieu, a field of relationships and energies. The contemporary rupture of our direct connection with the environment has contributed to relegating these forces—galactic, telluric, organic—to the realm of science and rational thought, removing them from sensory experience. Her work responds to this loss through a practice of reconnection.

Imbued with the life drive of the suburban environment in which she grew up, and informed by references as diverse as Thomas Struth, David Lynch, classical painting, outsider art, and the iconography of polytheistic religions, her work—deeply animistic—invites viewers to sense, prior to any formulation, the presence of a reality still without a name, situated this side of or beyond language.

06.02.63.97.39 marie@marie-joubert.com